La Lozère… en 5 régions naturelles !
La Lozère, ce n’est pas 1, ni 2, ni même 3 régions naturelles… mais bien 5 !
Un terrain de jeux incomparable dont nous n’avons pas encore fait le tour. Autant vous dire que vous ne devriez pas vous ennuyer durant vos weekends 😉
L’Aubrac
Commençons notre découverte des régions naturelles de Lozère au nord-ouest. Là-haut, c’est l’Aubrac qui vous déroule ses pâturages à perte de vue, ses lacs argentés et ses burons esseulés (de solides bâtisses de pierre, où vous pourrez vous régaler d’aligot !). L’hiver, les paysages se parent de neige et deviennent le paradis des amateurs de raquettes, de ski de fond et de bonhommes de neige. L’été, on vient de loin pour fouler son Chemin de Compostelle. L’automne, on se glisse en silence dans les forêts pour surprendre le brame du cerf. Quant au printemps, on assiste à la transhumance des célèbre vaches aux longs cils, le dernier dimanche de mai !
La Margeride
Restons au nord, mais décalons-nous vers l’est. Voici la Margeride, un immense plateau granitique (on nous souffle dans l’oreillette que ce serait le plus grand d’Europe, waouh !) dont les forêts abritèrent la terrible Bête du Gévaudan… Mais soyez rassurés, les forêts ont depuis retrouvé leur calme : vous risquez juste d’y croiser de délicieux champignons ! La Margeride, c’est aussi de magnifiques lacs, dont le plus grand de Lozère : Naussac. Et une myriade de villages accueillants et festifs. Vous aimez manger ? La Fête du Manouls de Gargantua devrait vous caler ! Plutôt historien dans l’âme ? Rendez-vous aux Médiévales, dans le village classé du Malzieu !
Les Gorges et Causses
Cap au sud-ouest ! Nous y découvrons une terre calcaire, où l’eau a de tous temps sculpté le paysage. En créant des grottes exceptionnelles, il y en aurait plus de 3000 sous nos pieds ! Et en creusant des gorges, immenses : Gorges de la Jonte peuplées par les majestueux vautours, et Gorges du Tarn où il fait bon se balader en canoë ou se baigner. Des territoires hautement touristiques, que vous aurez tout loisir d’explorer hors saison 🙂 Encerclés par les rivières, tels des îles intérieures, vous découvrirez ensuite les Causses. Des terres sauvages où l’Homme vit depuis toujours en harmonie avec la nature : le territoire est d’ailleurs inscrit à l’UNESCO au titre de l’agropastoralisme !
« J’ai quitté la Lozère pendant 15 ans. J’attendais avec impatience l’été pour revenir me baigner dans les Gorges du Tarn… Mais c’était parfois compliqué de trouver une place pour se garer. Aujourd’hui, c’est différent. J’habite en Lozère ! Dès le mois de mai, en sortant du travail, je peux prendre mon pique-nique et aller faire un plouf rafraîchissant dans la rivière. J’ai le Tarn presque pour moi toute seule, j’observe les libellules et je me dis que j’ai bien fait de revenir… » – Hélène, partie pour mieux revenir
Les Cévennes et le Mont-Lozère
Poursuivons notre roadtrip au sud-est, du côté des Cévennes et du Mont-Lozère – les fameuses « montagnes bleues » d’un certain Robert Louis Stevenson… Protégée par un Parc national, le seul en France à être habité jusqu’à sa zone cœur, cette région abrite les plus hauts sommets du département : j’ai nommé, le Pic Finiels (1699 m) et le Pic Cassini (1680 m). De là-haut, vous pourrez voir loin, très loin… En redescendant dans les vallées, place à la convivialité et à la gourmandise. A Florac, au Pont-de-Montvert ou encore à Villefort (dont le lac a des airs de serpentin), tout est bon pour se réunir : on célèbre la soupe, la châtaigne, le cèpe, l’artisanat, le cinéma… Vous venez ?
« Je ne suis pas Lozérienne d’origine, je viens des plaines du centre de la France, mais j’ai complètement adopté ce département et ce pour diverses raisons. Arrivée sur le territoire du mont Goulet en avril 2021 par hasard, à la suite d’une proposition de stage dans le cadre de mes études, j’ai été fascinée par les paysages dès les premiers instants où j’ai quitté l’autoroute depuis Clermont-Ferrand. Une impression d’immensité, de désert venteux et froid, un horizon parsemé de montagnes, des rochers, des conifères, de vaches et très peu d’urbanisation. J’ai été chaleureusement accueillie par les habitants des communes sur lesquelles je travaillais, immergée dans un mode de vie qui ne m’était pas connu, où tout le monde se salue dans ces petits villages, s’entraide, où la convivialité est souvent de mise. J’avais dû repartir dès la fin de mon stage pour finir mes études mais je n’avais qu’une hâte, revenir en Lozère, et depuis je me suis installée là où j’avais effectué mes premiers pas. Très bien entourée des personnes qui m’ont ouvert leurs portes à mon arrivée, je suis chaque jour émerveillée par les paysages que l’on peut traverser, changeants selon la météo, j’apprécie franchement les villes à taille humaine, un mode de vie comme ralenti et une proximité indéniable avec la nature. » – Sharon, une vingtaine de printemps & intarissable sur son département d’adoption
La Vallée du Lot
Et hop, on termine notre voyage au beau milieu de la Lozère, dans la verdoyante Vallée du Lot. L’occasion de vous signaler que le Lot, comme toutes les autres rivières qui traversent la Lozère (le Tarn, les Gardons, l’Allier…), prend sa source chez nous. Et oui ! En remontant le fil de la rivière et de ses affluents, vous découvrirez des petites villes pleines de caractère. La Canourgue et ses canaux, qui lui ont valu son surnom de « petite Venise lozérienne ». Chanac, sa tour et son festival Détours du Monde. Bagnols-les-Bains et ses bains romains. Sans oublier Mende, capitale à taille humaine, où l’on aime passer de l’effervescence des bars au calme du Mont Mimat.
Zoom : vivre à Mende, c’est…
Courir le long du Lot. Et pourquoi pas prolonger l’effort en direction du Vallon de Rieucros. S’amuser au paradis des enfants : l’immense aire de jeux du Causse du Mont Mimat ! Passer une soirée en terrasse (et entre amis) autour d’un repas aux saveurs d’ici… ou d’ailleurs. Faire ses emplettes auprès des petits producteurs lors du marché de plein air du samedi. Donner rendez-vous « à la cathédrale » (impossible de la manquer, elle en impose !). Se mettre au vert au Lac de Charpal… ou au doré à la golden hour… ou au blanc en hiver !
