La Lozère vous veut du bien
Vivre en Lozère, c’est déjà faire le choix de la sérénité et du bien-être. Mais quand des petits moments de déconnexion, de sensorialité ou de contemplation s’invitent dans le quotidien, alors on peut le clamer haut et fort (mais pas trop quand même, s’agirait pas de troubler le calme…) : en Lozère, on est bien, on vit bien !
La vie en Lozère, zen par nature
Du matin au soir, la Lozère nous comble d’une vie simple et paisible. On se lève face à des paysages fantastiques et au spectacle de Dame nature. Ici, rien ne bloque la vue : le regard porte loin, se pose et se repose. On a du beau sous les yeux où que l’on se trouve, quoi que l’on fasse. Un vrai luxe. Quotidien… et gratuit. On enfile ses chaussures et on sort. Le climat est doux, l’air est pur. Oui parfois la chaleur guette en milieu de journée : mais on le sait, les nuits seront fraîches, reposantes. Oui parfois il faut gratter le parebrise givré : mais là encore, on le sait, la soirée devant le poêle n’en sera que plus appréciée. Quoi de plus réconfortant en effet que de se blottir au coin du feu, et de suivre le mouvement envoûtant des flammèches ? De bouquiner sa dernière trouvaille, ou de partager une partie de jeu de société avec les êtres aimés ? Embarquons ensuite sur les routes de Lozère. Des vallées cévenoles aux forêts de Margeride, des hauts plateaux de l’Aubrac aux profondes Gorges du Tarn, et jusqu’aux ruelles de la « capitale », le trafic est fluide. Du stress en moins. Un vrai gain de temps, aussi. Moins de temps perdu dans les bouchons, plus de temps à passer avec ses proches. Ou à s’adonner à ses activités préférées. Que diriez-vous par exemple de piquer une tête dans la rivière du coin après votre journée de travail ? Un délice ! Cela vaut aussi pour les enfants, qui gambadent librement dans le jardin après l’école. Ou s’aventurent dans le village avec leurs copains. Ici, on connaît ses voisins, gage de tranquillité et de sérénité. Et quand vient l’heure de se retrouver autour du dîner, les bons produits de la ferme ont une place de choix. Sans oublier l’eau, ressource vitale, qui « coule de source » en Lozère. Fraîche, désaltérante. Cristalline. Les microplastiques en moins…
Voilà donc ce qui nous permet d’affirmer que le seul fait de s’installer en Lozère est déjà un premier (et grand) pas vers une vie placée sous le signe du bien-être, du bien-vivre. Vous nous croyez maintenant ? Et attendez donc de voir la suite : on a listé pour vous quelques-unes de nos activités favorites pour ralentir, décompresser, respirer, s’évader, rêver. Pour prendre sciemment soin de nous et compléter ce que la Lozère nous offre déjà à chaque inspiration. Prêts à vous détendre à nos côtés ?



« Ce que j’aime en Lozère ? Le rapport au temps ! On ne court pas après le temps, on profite du temps que l’on a : organiser au pied levé des instants en famille ou avec les amis, décider d’aller au cinéma parce qu’en passant on a vu une affiche qui donnait envie, observer la nature le soir en rentrant chez soi et se vider la tête. Ressentir le temps qu’il fait, regarder les saisons s’installer ou laisser la place à la suivante… Prendre du temps pour soi tout simplement et très facilement. » – Valérie, Caussenarde et heureuse de l’être
Se détendre en Lozère, notre liste à la Pré(vert)
Parce qu’on n’a pas tous la même conception de ce qu’est une activité « zen », notre équipe s’est réunie, a « brainstormé » comme on dit outre-Manche, pour extraire l’essence-même de la zénitude, l’élixir du bien-être, l’absolue de la détente – et vous distiller le tout sous la forme d’une liste à la Prévert. Parce que s’il y a bien un point sur lequel on se met tous d’accord, c’est qu’il n’y a nul besoin de regarder ailleurs si l’herbe y est plus verte. C’est en Lozère qu’on voit la vie en rose !
Méditer face à un panorama incrrrroyable
On commence en douceur avec une activité praticable peu ou prou partout, selon vos envies, votre humeur, ou encore la période de l’année. Que diriez-vous par exemple de vous poser au Point Sublime, hors saison (c’est tout aussi beau et plongeant en été, mais faut s’attendre à ce qu’il y ait davantage de monde…), et d’admirer le Tarn, plusieurs centaines de mètres en contrebas ? Ça marche aussi au point de vue de Boissets ou même au belvédère de Capluc – mais pour ce dernier, attendez-vous à une grimpette ardue pour mériter votre vue, via un réseau d’échelles toutes plus verticales les unes que les autres ! Dans un autre registre, au lieu-dit Serre de la Can sur la commune de St-Germain-de-Calberte, allongez-vous sur l’un des transats de bois, et laissez-vous bercer par le ballet de la Voie lactée. Une ligne écliptique vous permettra même de suivre la course des planètes ! Et si vous avez élu domicile à l’autre extrémité du département : pas de panique ! La pollution lumineuse, en Lozère, on ne connaît pas, et partout les étoiles se détachent nettement sur leur toile noir d’encre… D’ailleurs, des plateformes d’observation ont aussi été installées sur le Chemin de St-Guilhem-le-Désert, dans le cadre du projet artistique Itinérances immobiles. Et quand la nuit se retire et cède une fois de plus au jour, voici, pêle-mêle, une sélection d’autres spots sympas pour contempler, méditer ou même « siester » : les lacs d’Aubrac, les Chapelles Saint-Ferréol (au pied du Truc de Fortunio) ou Saint-Loup (au-dessus du Lac de Villefort), le Truc de Grèzes, le Chaos de Nîmes-le-Vieux, les Puechs des Bondons, le « Tableau » du Champ de l’Aultre… On ne se lasse pas non plus de se faire éclabousser par les flots d’écume des Cascades de Rûnes et du Déroc. Ou de se lever dès potron-minet pour voir les brumes se retirer peu à peu des vallées de Margeride dans un dégradé de bleu et rose layette. Ou de regarder les « montagnes bleues » des Cévennes virer au doré lorsque le soleil entame sa lente descente vers l’horizon…






Pratiquer une activité « slow »
Atelier ponctuel ou cours à l’année, loisir créatif ou sport-santé, les occasions ne manquent pas de ralentir et de s’adonner à une activité sans autre ambition que de s’amuser, d’expérimenter, de sentir son corps se mouvoir en douceur, ou ses sens s’éveiller au contact de nouvelles textures. Auprès d’artisans locaux, on s’initie par exemple à l’art et la manière de « tourner » sa propre pièce en céramique, de tresser son futur panier, de teindre son chèche à l’indigo, de retranscrire son jardin secret en poèmes, de peindre sa première toile à la gouache ou de pétrir son pain « maison ». Et quand l’artisan s’appelle Valérie, nouvelle arrivante installée à Marvejols, c’est au travail du fil et de l’aiguille que l’on goûte (photos ci-dessous). Objectif : créer ses propres vêtements… ou upcycler ceux qui encombrent notre dressing ! Autre bourg, autre ambiance : du côté de Bagnols-les-Bains, on apprend à fabriquer un vitrail, oui oui, un authentique vitrail coloré, à travers lequel la lumière viendra danser… Et en parlant de danse, on peut bien sûr danser en Lozère. Mais aussi, s’adonner à la pratique du yoga, du shiatsu, de la sophrologie, du pilates, de la méditation ou encore de l’art-thérapie. Pour ne citer que la préfecture lozérienne, les associations Mende Gymnastique et Yoga-Asana, ou encore SofroYogy, dispensent des cours de yoga pour tous les niveaux. L’été, place aux stages ou sessions en extérieur, dans des décors parmi les plus apaisants du département – ou à deux pas d’une guinguette, pour poursuivre la journée autour d’un brunch (miam !). Puis, quand l’air fraîchit, c’est sur les berges du Lac de Naussac que ça se passe, avec une programmation pléthorique de retraites yoga aux Terrasses du Lac, un domaine hôtelier qui a fait du bien-être et du sport, ses raisons d’être. Enfin, on ne pouvait pas ne pas citer l’Aubrac et l’association Aube. Aube, c’est un festival, SlowBrac, à la fin du mois d’avril, avec des rencontres, des conférences – et bien sûr un espace bien-être. Balade enchantée, réflexologie ou feng shui sont notamment au programme. Mais c’est aussi d’une ribambelle d’ateliers, tous les soirs ou presque de mi-juillet à mi-août. De quoi être zen zen zen.


Buller dans un jacuzzi
On reste sur l’Aubrac avec un petit topo sur les stations thermales, à commencer par celle de La Chaldette, dans le petit village de Brion. Sous les coups de crayon du talentueux architecte Jean-Michel Wilmotte (auquel on doit aussi la rénovation du Cheval Blanc à St-Tropez ou la conception du Grand Palais Éphémère des JO de Paris), cette station s’est revêtue de verre, pour offrir cette sensation d’être dedans/dehors, et ne rien masquer des splendides paysages environnants. Ici, la nature s’invite jusque dans les bains à remous : ambiance mystique lorsque le brouillard s’abat sur les bosquets alentours, vue sur le Cantal, juste de l’autre côté de la rivière Bès, lorsque les jacuzzis prennent leurs quartiers d’été. Plus au sud, la station de Bagnols-les-Bains nous propose un autre voyage : dans le temps, jusqu’à la lointaine l’époque romaine. Les murs y sont épais, les expériences, multiples. On passe du sauna au sel de l’Himalaya à la douche de Rûnes, de la fontaine à glace au bassin extérieur. Et pourquoi ne pas se laisser tenter par un massage du dos ou des jambes : les huiles essentielles sont signées Essenciagua, une distillerie lozérienne, ça va de soi. Côté spas, citons par exemple La Grange Détente à Châteauneuf-de-Randon avec ses insolites fauteuils chauffants suspendus, La Grange à Bulles à Albaret-Ste-Marie, 250 m2 de bien-être en usage privatif, ou encore le Domaine de Mende-Brenoux et son bassin de flottaison, niché (presque) sur la piste de l’aérodrome de Mende (rassurez-vous, le trafic y est nettement moins dense qu’à CDG !). Chaque bourg ou presque a son institut de beauté, mais celui de La Bastide a une particularité : il a été créé par Messaline, une « nouvelle arrivante » séduite par le bien-être qui règne en Lozère… et qui en a fait son métier ! Pour prolonger le plaisir, les maisons d’hôtes de charme avec coin détente ne manquent pas, de Ma p’tite cabane en Lozère à Vébron (permettant par ailleurs de dormir sous les étoiles, dans une pyramide vitrée !) au Domaine de la Vialette sur le Causse de Sauveterre (avec sa voûte perchée à près de 10 mètres de haut !). Enfin, pour une expérience exclusive, une parenthèse hors du temps, le hameau d’Almières et ses retraites sont tout indiqués…



Bouger, oui, mais autrement
On l’a dit, conduire en Lozère, c’est zen. Mais laisser sa voiture au garage et se perdre dans la contemplation des paysages, c’est encore plus zen. Et accessoirement, meilleur pour la planète ! Depuis les gares de Banassac, Marvejols ou encore Aumont-Aubrac, on grimpe à bord du Train de l’Aubrac, une ligne qui nous transporte sur les contreforts de l’Aubrac #logique. À travers la vitre, des jonquilles, des vaches aux longs cils, des ruisseaux. Et cerise sur le gâteau, le Parc naturel régional a recensé toutes les écomobilités connectées à la voie ferrée (vélo, rando, bus…) : saviez-vous par exemple qu’on peut louer un vélo électrique en libre-service au Monastier ? Autre ligne incontournable : Le Cévenol. Le top du top pour une escapade déconnectée, la concentration en tunnels rendant le réseau… erratique. Mieux vaudra d’ailleurs télécharger votre billet avant de vous laisser balloter des vallées schisteuses des Cévennes aux granitiques Gorges de l’Allier. De La Bastide au Monastier via Mende, place enfin au Translozérien, qui traverse le département d’est en ouest. Plus haute ligne non électrifiée de France, on s’y sent « loin de tout », notamment quand la tourmente menace, au point culminant de Larzalier (1215 m). Ou en franchissant le Chassezac sur le Viaduc de Mirandol, un ouvrage ferroviaire tout en courbes. De retour sur le plancher des vaches, on active son corps, sans le brusquer, en donnant quelques coups de pédale sur la voie verte La Cévenole. Son nom n’est pas sans rappeler celui d’un des trains susmentionnés – et pour cause, l’itinéraire cyclable a pris place sur l’emprise d’une ancienne voie ferrée. Huit kilomètres sont accessibles au départ de Florac jusqu’aux ruines mystiques du Château de St-Julien-d’Arpaon, 6.2 depuis Le Collet-de-Dèze jusqu’au voisin gardois. Et ce n’est qu’un début… On ne saurait enfin que vous recommander le mythique Chemin de Compostelle, une randonnée, que dis-je, un pèlerinage, empreint de spiritualité et d’histoire(s), propice à l’introspection comme aux émotions partagées. Un chemin dont on dit que la portion lozérienne fait des partie des plus belles…




Faire le plein d’art (et d’air)
Et hop, une transition toute trouvée depuis le paragraphe précédent ! Car le Chemin de Compostelle, ou Via Podiensis pour être exacts, n’a de cesse d’attirer les artistes de tous horizons. Il y a looongtemps, on bâtissait à ses abords des édifices religieux – l’église de Nasbinals, avec ses chapiteaux gravés et son clocher octogonal, en est un exemple de choix. Désormais, l’art s’émancipe de la religion, mais continue de titiller l’imagination de celui qui le regarde, et de lui apporter un certain réconfort. C’est particulièrement vrai avec le projet des « œuvres-refuges », des œuvres monumentales conçues pour abriter les marcheurs – et nous entraîner dans un voyage immobile. Érigé sur de hauts piliers de pierre, Le Castrum de St-Alban-sur-Limagnole nous invite ainsi à jeter un pont par-delà les Pyrénées et à nous évader jusqu’aux lointaines terres galiciennes dont il reprend les traits des « horreos », les greniers traditionnels. En mettant le cap sur le sud Lozère, ce ne sont pas moins de 20 Sculptures en liberté qui se dévoilent au fil d’un sentier de 3 km (photos ci-dessous). Des œuvres contemporaines qui ont été imaginées par autant d’artistes, d’ici et d’ailleurs, et qui offrent une perspective rafraîchissante sur les reliefs cévenols et le village d’Altier. De retour sur l’Aubrac, voilà l’Oculus de Marchastel, un anneau gravé par l’Homme qui vient sublimer le tableau de Dame Nature : le Roc des Loups, un chaos de blocs rebondis. Rien de tel que de s’y adosser pour s’imprégner des lieux. On inspire, on expire. On sent, on ressent. On recharge nos batteries. Batteries qui seront bien utiles pour profiter pleinement de l’expérience suivante : écouter le paysage. Oui oui, vous avez bien lu. Car le Roc des Loups, comme 4 autres sites de l’Aubrac, a été traduit en propositions sonores, « raconté » avec des notes et des enregistrement réalisés de-ci de-là. Un simple QR code permet ainsi de renforcer encore un peu la sensorialité du lieu, et de tirer un trait entre le visible et l’invisible. À noter que le Mont-Lozère bénéficie d’un dispositif similaire, le long des GR7 et 70. Vadrouïlle, c’est son nom, ce sont 7 points d’écoute au cœur du Parc national des Cévennes. Ou comment partir en balade… et en ballade !


Mettre des fleurs dans sa vie
On ne va pas vous refaire le topo sur « Le pouvoir des fleurs », mais on est convaincus qu’avoir des fleurs dans sa vie, c’est bon pour le moral ! Qu’il s’agisse d’aller gratter la terre en rentrant du travail, pour y planter pêle-mêle patates, tomates, courgettes et fleurs de toutes les couleurs, ou de cueillir, avec parcimonie, toujours, quelques jolis spécimens pour faire entrer leurs délicats parfums dans nos intérieurs : là où y a des pétales et des boutons (!), y a d’la vie ! Les fleurs se glissent même dans l’assiette, notamment chez le chef étoilé Cyril Attrazic, qui en a fait l’une de ses signatures. Mais aussi à la table de Mathilde et Fabien, les Foodamour, qui nourrissent un projet un peu fou : rénover une ancienne « baraque » et y faire pousser leurs légumes, aromates… et fleurs. Ou encore à l’Auberge Chez Louis, qui est en fait « Chez Muriel », laquelle agrémente chaque plat d’un bouquet coloré. Les bouquets, c’est justement la spécialité de la Ferme-jardin cévenole, nichée à plus de 900 m d’altitude, dans le hameau de Solpérières. Ici, on cultive des tulipes (et de nombreuses autres fleurs) sans engrais chimique – et autant vous dire que ça change pas mal des procédés habituels de production… Rien de tel que de se balader dans le jardin, le printemps venu, c’est aussi beau que ça sent bon ! Et vous pourrez même repartir avec vos propres bulbes de tulipes, pour une explosion de couleurs à domicile. Vous préférez les fleurs en élixir, hydrolat et autre crème ? On a aussi ça en Lozère ! Jetez donc un œil du côté de Lupa’lis, la marque de Camille, également « nouvelle arrivante ». Ou du côté de Plante Infuse, un groupement de productrices/cueilleuses/distillatrices à Ste-Croix-Vallée-Française. Ou encore, de La Grange au Thé, qui a réhabilité une plante locale, le Calament à grands fleurs, et en a tiré une ribambelle de produits, à s’appliquer sur le corps… ou à déguster ! Ça se passe sur l’Aubrac, un territoire où chaque printemps voit aussi l’éclosion des narcisses, des fleurs fragiles au bouquet subtil, prisées jusqu’à Grasse et aux ateliers d’Hermès… Last but not least de ce paragraphe fleuve (idéal pour irriguer les jardins ;-)), sachez qu’il est possible d’apprendre à reconnaître, cueillir et transformer les plantes sauvages de notre belle Lozère. À bon entendeur…




