Ludovic Vaissette, animateur-médiateur

Un « facilitateur de vie » sur les Causses

 

Service public chevillé au corps, Ludovic Vaissette s’emploie à accueillir aussi bien les habitants de l’intercommunalité du Massegros que les touristes de passage. Guichetier de l’agence postale et médiateur du relais des services publics, il œuvre aussi sur son territoire pour la culture et le sport.

 

Un pur Caussenard. C’est ainsi que se présente Ludovic Vaissette, gérant de l’agence postale intercommunale du Massegros, et animateur-médiateur du relais des services publics. A 32 ans, ce Lozérien “de souche, de racines” n’a de cesse de louer “son” Causse, de son accent chantant, pour le faire adopter malgré son climat rude par ceux qui s’y installent, et d’en faciliter les démarches administratives pour ses habitants au quotidien. “Sur ce territoire, deuxième bassin d’emploi en Lozère grâce à la société fromagère du Massegros, derrière Saint-Chély-d’Apcher et Arcelor Mittal, travaillent des gens venus de Millau, de Montpellier…”

Le service public crée du lien social. La personne âgée qui se rend chez nous sait qu’elle trouvera la réponse à ses questions concernant les impôts, la caisse de retraite, et qu’ici elle pourra aussi acheter un carnet de timbres.” Car le relais des services publics se trouve dans le bâtiment de l’agence postale intercommunale.

Embauché en 2008 à l’ouverture de l’Agence et de la Maison de l’emploi, Ludovic s’empare très vite de ce rôle de “facilitateur de vie”, organisant des visioconférences pour des paysans désirant s’entretenir avec les services de la Chambre d’agriculture ou pour des chercheurs d’emploi avec le Pôle emploi de Mende… Son secteur court de la Canourgue à Banassac, de la Malène aux Vignes. Un territoire sans secret pour lui qui pourtant continue à être surpris par ses paysages au détour d’un déplacement.

 

Recréer la foire ancestrale du Massegros

 

Au sein du Comité des Fêtes du Massegros, il contribue à la renaissance de la foire ancestrale du Massegros qui a lieu tous les 8 mai. “J’ai pris la mesure de l’importance des associations sportives et culturelles dans le monde rural. Elles sont animées par de belles personnes.” Cet ambassadeur avant la lettre vante la qualité de vie en Lozère et met en garde le voyageur qui s’installerait en Lozère sur un coup de tête. “Le mode de vie ici est vraiment différent de partout ailleurs. On se rend au travail en une demi-heure maximum sur de belles routes, dans de beaux paysages. Mais la Lozère peut aussi avoir un côté un peu sauvage et il faut s’habituer à vivre dans un tel milieu. Une fois que la Lozère vous a adopté et vice-versa, vous y restez.

 

Il aimerait que ce pays soit connu pour autre chose que son nombre d’habitants, que les clichés à son égard cessent d’être ressassés. “Certes nous sommes le département le moins peuplé de France. Mais j’aimerais savoir quel département permet de skier en hiver et de faire bronzette l’été au bord d’un lac.” Dans une liste à la Prévert, il évoque les grottes, les avens, le Mont Aigoual, les Gorges du Tarn, les Causses, le monde agricole et “les paysans qui font la richesse de la Lozère”, les sports extrêmes, les via ferrata, les lieux d’escalade et de spéléo… “La nature est le trait d’union entre la Lozère et le monde extérieur.” Le plus beau compliment qu’il pourrait entendre, dit-il, serait que grâce à ses ambassadeurs, “on a connu la Lozère, on a aimé la Lozère, on est venu habiter en Lozère.”