Catherine de La Rue du Can, de la vigne aux abeilles

Récemment arrivée en Lozère, Catherine de La Rue du Can embrasse il y a trois ans un nouveau métier, celui d’apicultrice. Cette œnologue passionnée a rejoint son mari à lamiellerie de Vielvic avec leurs deux enfants pour y mener une vie familiale plus sereine. Trois ans plus tard, deux autres garçons ont rejoint la fratrie, et Catherine est plus que jamais investie dans la vie associative de Villefort dans les Cévennes.

 

« Avec ma formation, on est éclectique et l’on peut répondre à beaucoup de sollicitations. »C’est ainsi que Catherine de La Rue du Can explique comment elle en est venue à s’intéresser aux abeilles et au miel ainsi qu’aux nombreuses autres activités qu’elle poursuit à Villefort. Car Catherine est ingénieur agronome œnologue. Jusqu’alors, elle travaillait en Avignon pour le syndicat des Côtes du Rhône alors que son mari, Pierre, avait repris depuis 1996 la miellerie familiale de Vielvic, créée par son grand-père. Maman de deux enfants, Catherine choisit de venir vivre en Lozère à la naissance du troisième. Aujourd’hui la famille compte deux filles et deux garçons… et Catherine est bel et bien apicultrice !

 

Comme son mari avant elle, elle apprend le métier « directement sur les ruches. Nous avons la chance de bénéficier d’une exploitation en place depuis longtemps et de la présence de deux associés, les oncles de mon mari. Quant à expliquer le miel et ses arômes, ce n’est pas très différent du vin. » Avec un cheptel de 1100 ruches, la miellerie de Vielvic est une grosse exploitation du département. Sa particularité est de transhumer dans un rayon très faible de seulement 30 km autour de Villefort, de 300 m à 1800 m d’altitude. « L’avantage est de garder nos ruches dans un environnement préservé. Nous y trouvons une végétation variée. Et nos frais de transport sont réduits… »

 

Un métier saisonnier

 

Aujourd’hui, Catherine de La Rue du Can s’occupe de la commercialisation, du suivi des commandes, de la mise en pot, du site internet de la miellerie… « L’apiculture est un métier saisonnier. Notre activité démarre en mars avec les fleurs de merisier et va crescendo jusqu’à la première récolte de mi-juillet à début août. La bruyère callune suit en septembre.  Puis il y a le suivi et la mise en hivernage des ruches, jusqu’à la Toussaint. Et l’hiver, la mise en pot pour l’approvisionnement de la boutique, la préparation de la saison suivante… »

 

A côté de son métier d’apicultrice, Catherine assure le secrétariat du Comptoir de la Régordane, une association qui a ouvert à l’année une boutique à La Garde-Guérin. Là, plus de 60 producteurs et artisans de la communauté de communes de Villefort vendent leurs produits ; un service de restauration permet de les déguster. Elle est aussi secrétaire de la filière Elovel (agneau de Lozère), de l’ADMR* locale, qui œuvre pour l’ouverture d’une microcrèche, de l’association des parents d’élèves de l’école de ses enfants…

 

La jeune femme d’origine alsacienne reconnaît que le choix a été difficile entre la reprise d’une propriété viticole en Alsace et son installation en Lozère. Pourtant aujourd’hui, elle ne regrette rien. « Les enfants vivent dans un climat privilégié. Humainement, nous prenons le temps de cultiver un réseau de relations avec des personnes qui ont fait le même choix que nous. Et puis je me suis investie dans le milieu associatif, le collège, l’école… Nous sommes trop peu nombreux pour ne pas nous sentir concernés par ce qui se passe sur notre territoire ! »

 

*ADMR : Association d’Aide à Domicile en Milieu Rural.

 

En savoir plus sur Franck Montialoux :

http://www.lozereterredemiel.com/pourquoi-parrainer-ruche.php

http://plaisirsauthentiques.com/liste/132/produits.html